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Au nom des enfants
La pornographie à la télévision
est en débat parce que de nombreux enfants et jeunes y
ont accès. Une forme de maltraitance est subie par les
enfants : ils vivent ces images comme une agression dont les conséquences,
selon les experts, sont analogues à celles d'un abus sexuel
(Rapport du Collectif Interassociatif Enfance et Médias
- CIEM). Concernant les jeunes, c'est la montée de la violence
sexuelle qui inquiète ; la pornographie est en cause :
ses normes machistes et violentes sont imposées aux filles
par imitation.
Les chaînes de télévision qui
diffusent des films pornographiques proposent la solution du double-cryptage.
Elle leur permettrait de maintenir leurs intérêts
financiers, mais elle n'est pas techniquement opérationnelle
et son efficacité pour protéger les enfants de la
pornographie est faible.
Le Comité de Protection des Enfants de l'Alliance
pour les Droits de la Vie, en partenariat avec le CPDH et la Fédération
Familles Médias, demande la suppression des films pornographiques
à la télévision. C'est l'objectif principal
de cette campagne nationale de sensibilisation. Les pouvoirs publics
ont l'occasion de donner aux Français un signe contre l'expansion
des normes pornographiques dont les conséquences négatives
sont de plus en plus évidentes notamment pour les enfants,
les jeunes et la condition des femmes.
Destinée au grand public comme aux décideurs,
la campagne se déroule à partir du 15 novembre 2002
dans toute la France. Plus de mille volontaires y participent.
Elle se décline sur trois supports : un dépliant
argumentaire, une affiche et un autocollant. Son visuel : un regard
d'enfant entre des aplats colorés. Son accroche : "Enfance
et
pornographie : osons dire la vérité ! ".
La campagne se refuse à toute agressivité
sur un sujet difficile qui touche à l'intimité de
chacun. La liberté d'expression revendiquée par
les uns semble s'opposer à la liberté des autres
de protéger les plus faibles contre ce qui les blesse.
Mais quelle doit-être la priorité ? C'est la question
de société que nous voulons poser au plus grand
nombre. Au nom des enfants.
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