Le dossier de presse

Le 2 juillet 2002 : le CSA préconise une interdiction des films pornographiques sur les chaînes françaises.

Le 10 juillet : Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication confie à Blandine Kriegel, philosophe, une mission d'étude sur la représentation de la violence à la télévision.

Le 15 juillet : Christine Boutin, député UMP, dépose une proposition de loi pour interdire la diffusion de films pornographiques et à caractère violent à la télévision.

Le 18 juillet : Christian Jacob, ministre délégué à la Famille, se déclare favorable à l'interdiction et rencontre Dominique Baudis afin d'entamer une réflexion sur la violence dans les médias.

Le 6 septembre : sondage de l'institut CSA pour Le Parisien : 64% des Français estiment qu'il faut interdire les films pornographiques à la télévision.

Septembre : le débat médiatique sur l'accès à la pornographie prend de l'ampleur. Le gouvernement semble craindre l'interdiction préconisée par cent députés cosignataires de la proposition de loi.

Le 7 octobre : nouvel appel aux élus et au gouvernement de Dominique Baudis en faveur d'une loi. Le ministre de la Culture se montre réticent : "à partir du moment où un accès immédiat à ces programmes n'est pas possible, lorsqu'il y a cryptage ou abonnement particulier, les parents peuvent exercer leur responsabilité".

Le 11 octobre : le Président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, proche de Jacques Chirac, affirme dans Le Monde : "Je ne suis pas pour l'interdiction", appelant au "respect de certaines valeurs" et à "la responsabilité des auteurs de programmes". Le 13 octobre : Ségolène Royal déclare, au Grand Jury RTL-Le Monde- LCI : "Tant qu'il n'y a pas de double cryptage à l'émission et à la réception, suspendons la diffusion des films d'extrême violence. Il ne s'agit pas de censure, mais de protection de l'enfance et de l'adolescence".

Le 23 octobre : dépôt d'une proposition de loi visant à soumettre la diffusion télévisée de films pornographiques à un "système de double cryptage à déverrouillage volontaire", par trois députés UMP.

le 14 novembre : remise du rapport de Blandine Kriegel.

10 décembre : date annoncée pour la discussion de la proposition de loi UMP en faveur du "double-cryptage".

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