En France, un
enfant de 11 ans sur deux aurait
déjà visionné un film
pornographique*,
malgré les heures tardives de diffusion et le cryptage
plus ou moins efficace des chaînes. La signalétique
d'avertissement pour les parents n'empêche pas nos enfants,
élevés dans la culture de l'information, d'avoir
accès à ces images.
Selon un rapport destiné
au gouvernement, la vue d'images pornographiques peut entraîner
chez les plus jeunes des "perturbations
psychiques analogues à celles d'un abus sexuel"**.
Car l'enfant fait mal la différence entre ce qu'il voit
et ce qu'il vit.
Beaucoup d'adolescents fragilisés imaginent finalement
que la norme, en matière de sexualité, c'est le
sexe sans amour, dans ses modalités de plus en plus machistes,
violentes et avilissantes. Leur vision de la femme est faussée.
Et les conséquences commencent à se faire sentir.
Déjà les éducateurs constatent que la violence
sexuelle est de plus en
plus admise par les garçons et subie par les filles.

* Santé magazine,
octobre 2002 qui rapporte une enquête réalisée
auprès d'élèves de CM2.
** Rapport du Collectif Interassociatif Enfance Médias
(CIEM) demandé par Ségolène Royal, ministre
de la Famille, et remis à Christian Jacob, son successeur
- Mai 2002.